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    <title>Les écrits</title>
    <link>http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Blog_Ecrits.html</link>
    <description>JMM avait une “sacrée plume”. Carnets de voyages, journaux intimes, scénarios, nouvelles...  Il laisse des centaines de feuillets manuscrits.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parmi les projets du Cercle figure l’édition de certains de ses textes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En voici un avant goût :</description>
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      <title>Les Naufrageurs, édition du Vent des Errances</title>
      <link>http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Entr%C3%A9es/2008/3/15_Les_Naufrageurs,_%C3%A9dition_du_Vent_des_Errances.html</link>
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      <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 22:41:51 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Entr%C3%A9es/2008/3/15_Les_Naufrageurs,_%C3%A9dition_du_Vent_des_Errances_files/droppedImage.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Media/object105_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:155px; height:116px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;200 exemplaires des Naufrageurs, première oeuvre littéraire de Jean-Marc, illustrée par Jacques Puiseux, sont sortis des presses de l'imprimeur. C'est sombre, c'est glauque, ça fout le bourdon, c'est magnifique.&lt;br/&gt;Jacques, qui a mené à bien l’édition de ce texte avec une énergie fantastique, a bien l’intention de ne pas s’arrêter là.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour acheter un exemplaire des Naufrageurs, envoyez un chèque de 12 € (2 € de port inclus) à l’ordre du Cercle de l’Homme Volant et vos coordonnées postales à :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Cercle de l’Homme Volant&lt;br/&gt;    21 bis sente de la Debenne&lt;br/&gt;    91480 Varennes-Jarcy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous le recevrez par retour de courrier.</description>
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      <title>Le journal de Base-jump</title>
      <link>http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Entr%C3%A9es/2008/1/7_Le_journal_de_base-jump.html</link>
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      <pubDate>Mon, 7 Jan 2008 19:08:18 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Entr%C3%A9es/2008/1/7_Le_journal_de_base-jump_files/couv-journal.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Media/object106_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:155px; height:116px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;1. Janvier 2005, Falaise des Cavaliers, (250 m). &lt;br/&gt;Après un w-e à voir sauter Ben et sa bande, ils acceptent de m’emmener au Cavaliers. Le copain (4 sauts au Fades) qui saute devant moi glisse au départ, se retrouve tête en bas et se fait très très peur. Bon départ, pour saut atterro loin. Bilan : je n’ai rien compris, je commence à développer une technique d’exit stupide.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2. Bloukrans Bridge, Afrique du Sud.&lt;br/&gt;Avec la technique répétée, je me retrouve très mal, assis sur la rambarde. Je me lève, je me laisse tomber en avant et je me détend. Résultat : plongeon tête en bas, heureusement que j’ai lâché l’extracteur en partant. Atterro dans l’eau, je m’emmêle dans mon parachute et j’ai un peu de mal à sortir de l’eau.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3. 4. 5 et 6. Bloukrans Bridge.&lt;br/&gt;Al ne me laisse pas partir debout. Je monte sur la rambarde avec mon extracteur rangé. Al pique une jaunisse.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;7. Bloukrans.&lt;br/&gt;Ces crétins me font partir en PCA.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;8. Gouritz Bridge, Afrique du Sud, (65 m).&lt;br/&gt;On arrive en voiture vers 19 h à Gouritz, on se dépêche de se préparer avant la nuit. Je pars le premier, Al me tient l’extracteur. Il y a du vent de travers qui provoque une dégueulante. Résultat : 8 secondes de l’exit à l’atterro. Voyant cela, Al décide de ne pas sauter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;9. Gouritz Bridge. &lt;br/&gt;Le matin suivant, le vent est calmé ; bon départ, vol de 15, 16 secondes environ. Quel plaisir d’atterrir sur le sable de cette large rivière, et voir ses pas démarrer sur la plage vierge.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;10. 17 février 2005. Hout Bay (?), (200 m).&lt;br/&gt;Fièvre de cheval, passé la nuit à trembler et à suer. Heureusement, ils sont pas partis à 5 h du mat comme prévu, mais à 10 h, et j’étais moins mal. Bon allez, je viens juste pour regarder, mais j’enmène mon parachute... Difficile ascension. Bon allez, j’y vais... Sublime paysage ; départ surplombant, atterro luxueux. Sté appelle quand je suis sur l’exit. Tout se passe bien, mais Sean se pose vent arrière et se fait une écorchure.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;11. 25 avril 2005. Falaise des Cavaliers, (250 m).&lt;br/&gt;J’avais bricolé un velcro sur mon épaule qui m’a permis de partir bras bas sans me préoccuper de la drisse. Vent un peu fort et turbulent au départ, les feuilles au fond du canyon ne semblent pas bouger. J’y vais. Très bon départ,  1,5 seconde de retard et à l’ouverture, la voile part à gauche à fond et je me retrouve face à la falaise, mais loin, 10 m et ma voile ne vole pas encore. J’enfonce à bloc la commande D et la voile s’écroule en virage ouf !! mais en vol c’est l’horreur. Turbulences, remontées, je me bat tout le vol pour garder la voile ouverte et au dessus. Enfin le fond arrive, atterro bon. Bordel pour remonter ; il faudra que je repère mieux le chemin en rive droite. Conclusion : je ne vole plus au Verdon quand je suis pas sûr que c’est calme, même au départ, parce qu’une turbulence à l’ouverture peut foutre en 180.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;12. 4 juin 2005. Pont de l’Artuby, (145/185 m selon les versions).&lt;br/&gt;0 vent. Joli saut calme et dans l’axe ; atterro un peu scabreux (mais comme Bloukrans). Il faut juste pas le rater, y a rien d’autre. Le prochain, j’y vais rangé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;13. 6 juin 2005. Vent des Errances, (300 m). &lt;br/&gt;Avec Laurent, rencontré la veille, rendez-vous 7h30. Mal à l’aise sur le départ, départ piqueur (pas trop) pas d’appui sur les jambes, (qui s’agitent)&lt;br/&gt;¼ tour à l’ouverture ; bon atterro dans le pierrier en pente.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;14. 8 juin 2005. Pont de l’Artuby, (150 m ?).&lt;br/&gt;8h du matin, temps calme, tout seul. Le programme était partir bien doux et bien haut, prendre une bonne position et ouvrir le parachute d’un geste ample et doux. Le problème c’est que le temps de faire tout ça, je me suis retrouvé sous voile à 20 m du sol. Plus le temps de faire 180 ° pour aller chercher l’atterro et je me suis vaché sur un pierrier infâme, mais sans mal. Ce saut est devenu trop petit pour ce que je veux faire. Le prochain coup, je fais le Vent des Errances avec glisseur;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;15. 10 juin 2005. Vent des Errances.&lt;br/&gt;8h15 au départ. Temps calme. Ce site m’impressionne. J’étais tout seul sur ce rocher et j’ai mis 15 minutes pour arriver à sauter. Vol un peu piqueur au départ (la peur me rend piqueur, elle doit peser dans la tête) qui se rétablit bien à plat avec l’arrivée des filets d’air. J’attend encore une grosse seconde et je tire, bien dans l’axe. Gros choc à l’ouverture malgré le glisseur, je devais être encore piqueur. Atterro OK dans le pierrier, retour en stop.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;16. 12 juin 2005. Vent des Errances.&lt;br/&gt;Rencontré Michael sur le départ. Départ pieds décalés sur ses conseils, beaucoup plus stable, bon visuel, mais la chute à plat tourne 20-30° à gauche. Bonne ouverture. Un peu gamellé sur le pierrier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;17. 23 juin 2005. Pont de l’Artuby.&lt;br/&gt;Pour ne pas me retrouver bas à nouveau, je pars extracteur à la main. Bon vol bien stable ; je me retrouve pendu assez haut et suite aux mauvais souvenirs, je fais mon 180 de suite ! je me retrouve trop haut au-dessus du minuscule atterro et je dois en faire un autre en catastrophe. Je passe en sifflant la cime des arbres et je me pose… impeccable !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;18. 9 juillet 2005. Falaise des Cavaliers.&lt;br/&gt;Un petit saut glisseur bas pour me remettre en jambes (je me dorlote) avant d’attaquer le VDE. J’avais convaincu Michaël qui avait replié glisseur bas avec un extracteur de 24, dans la rue, de nuit, la veille ! Bonne sortie bien plate pas de visuel du bas ; je pars avec ma tête très haute. 3 secondes tranquilles, ouverture bien dans l’axe. J’étais ému par les nouvelles de la mort de Yuri : impact sur une pierre, à l’ouverture, à la Dent de Crolles dimanche, mort sous voile bien ouverte… Je teste le Range Finder et je découvre que le pont de l’Artuby fait 137 mètres. Je commence à comprendre le saut 14.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;19. 10 juillet 2005. Vent des Errances. &lt;br/&gt;Avec Michaël et Jérôme. Bon départ mais toujours tête en haut et ma jambe gauche gigote. Bon atterro 90° du pierrier. Derrière moi une australienne qui ouvre instable puis OK ; puis Hugo qui ouvre sur la tranche, fait 90° et se retrouve le long du caillou, se gourre d’élévateur, tire un avant et va droit au mur. Heureusement y avait une /illisible…./ et il se pose dedans, et rentre sur ses pieds. On replie et on y retourne vers 11h30, mais je décide de ne pas sauter, tout comme Michaël. Hugo et Jérôme sautent. Je dis ça ainsi : si je jette une poignée d’herbe et qu’elle me revient dans la gueule je saute pas. Hugo a 250 sauts en base. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;20. 13 juillet 2005. Vent des Errances. 5 secondes&lt;br/&gt;Le 10, je me pète la gueule dans ma salle de bains ; je manque mourir sur cette marche tranchante ; le 11 ils me recousent le coude droit à l’hosto de Draguignan et me prescrivent 10-12 jours de bras en écharpe. Le 12 je monte au Vent des Errances, mais j’ai mal partout, il y a du vent. Hugo saute, et un autre, mais moi pas. Le 13 j’y retourne et je veux perfectionner mon exit : plus de cul en arrière. Je me sens bien sur l’exit, je crois que j’ai apprivoisé le monstre. Bon départ, bon vol à plat sans dérive, mais ma gauche continue de gigoter, j’y travaillerai au prochain.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;21. 14 juillet 2005. Falaise des Cavaliers. &lt;br/&gt;J’avais pas volé le matin du VDE pour disperser les cendres de Yuri, mais le soir, ils m’avaient convaincu que les Cavaliers ça se sautait avec glisseur, et on a été accompagner le père de Yuri qui faisait son 1er saut en direct bag. Je suis parti en 2ème fusible derrière Fido qui, extracteur à la main faisait son 7ème saut.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;22. 15 juillet 2005. Vent des Errances&lt;br/&gt;Avec Luc qui filme de très près sur l’exit. Bon départ, bon vol ; 3-4 secondes mais cette putain de jambe gigote encore. Je décide de tout changer mon exit pour demain.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;23. 16 juillet 2005. Vent des Errances.&lt;br/&gt;Luc filme d’en bas, à l’atterro.&lt;br/&gt;Départ bras hauts, pieds joints, qui m’envoie très piqueur. Je décide de rattrapper et je me redresse 90° à l’ouverture. Le bon point est que j’ai contrôlé le temps de chute en me calant pour la 1ère fois sur le visuel du sol qui monte. J’ai fait plus de 6 secondes, à la grande terreur de Yanelis et Luc.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;24. 21 juillet 2005. Vent des Errances.&lt;br/&gt;Avec Philippe qui regarde. Bon départ, vol un peu court -4 secondes- toujours cette jambe qui remue et me desaxe en lacet. Atterro dur, le buisson dans lequel je me suis posé cachait un rocher : une cheville foulée !!! je remonte néanmoins par le chemin,  je me perd : 2h de marche pour remonter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;25, 26. Falaise des Cavaliers.&lt;br/&gt;Pas de problèmes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;27. 8 août 2005. Falaise des Cavaliers.&lt;br/&gt;Tout va tranquille, bon visuel du sol qui monte, ouverture dans l’axe. Les Cavaliers sont en train de me réconcilier avec le base. Ben m’appelle inquiet. On lui a dit que je volais dangereusement (quelqu’un qui a parlé à quelqu’un qui a vu MES videos !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;28, 29, 30. Falaise des Cavaliers.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;31. 17 août 2005. Cheminée de Gardanne, (300 m).&lt;br/&gt;Minuit.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rdv au Medo, se glisser sous la clôture, se cacher quand les voitures passent, l’échelle vertigineuse et en haut, l’orage menace : électricité statique épaisse, feux de St Elme, arcs partout. Bon départ pendu à la balustrade ; 5 secondes bien comptées, atterro dans la cendre, on court, on se cache, personne ne nous a vus. Vol génial.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;32. 18 août 2005. Cap Canaille.&lt;br/&gt;On est arrivés en retard, le vent se lève. Sylvain me plie glisseur bas. Il saute devant moi, faut se dépêcher, je pars mal, piqueur et désaxé, saut de merde. Atterro OK. Il faut que je change ce départ : décaler les pieds me fait partir tantôt bien quand je suis calme, tantôt en merde quand je mets mon centre de gravité sur la jambe arrière !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;33. 20 août 2005. Vent des Errances (VDE).&lt;br/&gt;Tout changé à nouveau. Départ pieds joints (à la Sylvain) avec « du poitrail » vers l’horizon et sans armer le geste. Départ parfait, vol stable 4 secondes, atterro OK, je me paume encore sur le chemin de Yuri heureusement j’ai ma gourde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;34.35.36.37 : OK&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;38 : 4 septembre 2005. VDE.&lt;br/&gt;Avec Vincent et Jérôme. Filmé par Luc et Marie après calamiteux essai de catapulte. Super saut avec belle dérive enfin pour montrer à mes gourous. Très content.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;39. 10 septembre 2005. VDE.&lt;br/&gt;Bon vol. Avec les anglais de High Access qui prennent des photos. J’attend leur disque avec impatience. &lt;br/&gt;40. 17 septembre 2005. VDE.&lt;br/&gt;La veille Stéphane et Sylvain s’étaient cassés, j’avais la catapulte dans une semaine mais j’ai voulu célébrer un peu mon n°40. Départ 6 h. Seul sur l’exit à 8 h ; bon vol, une petite orientation à droite à l’ouverture, vite contrée ; atterro OK (je porte un casque pour le VDE désormais). Je trouve enfin le chemin pour monter et je suis au camion à 10 h.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;41. 24 septembre 2005. 16 h. Camps la Source.&lt;br/&gt;CATAPULTE ; 100 mètres. !YO !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(…) 11 juin 2006.&lt;br/&gt;J’ai failli être le numéro 100 sur &lt;a href=&quot;http://www.splatula.com/bfl/&quot;&gt;la liste&lt;/a&gt;, un petit saut tout bête en static line d’un pont de 70 mètres. Quatrième saut, celui qu’on veut se mettre en plus avant de rentrer, trop facile, juste le plaisir de voir le sol te monter à la gueule, trop de vent arrière pour un Mackonky, j’étais debout à moins de 30 cm du point d’accroche de ma drisse sur la rambarde, et au départ, le vent a soufflé ma drisse vers moi, et dans la détente, j’ai passé un pied par-dessus…&lt;br/&gt;Au moment de se tendre, la drisse passait donc devant ma cuisse droite et entre mes jambes… mauvais plan sur un pont de 70 mètres. Parce que j’utilise deux ficelles à casser successives de force 50 kg, elles ont quand même sorti mon parachute entre mes jambes et tête en bas et le bazar s’est ouvert avant l’impact… Alors je crois qu’un mètre désormais me séparera toujours du point d’accrochage de la drisse…&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Une nouvelle</title>
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      <pubDate>Sun, 6 Jan 2008 00:04:02 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Entr%C3%A9es/2008/1/6_Une_nouvelle_%C3%A9rotique_files/droppedImage.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.hommevolant.fr/hommevolant/Blog_Ecrits/Media/object107_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:155px; height:136px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Elle avait toujours sa clé, mais ce soir-là, elle a sonné, et j'ai marché quelques pas avant d'ouvrir. Elle était là, contre le chambranle, mouillée de la fine pluie du dehors. Je l'ai prise dans mes bras pour l'embrasser, mais nos lèvres se sont déviées, et prises de coin comme qui se l'avoue pas. Quand elle est rentrée, la voir aussi jolie qu’avant, ça me faisait péter le cœur à danser sur les gouttières, là, ça m'a comme saisi et intimidé. J'avais des grands bras immenses qui se cognaient partout, et un corps si plein d'os que j'en sentais gripper toutes les charnières. Ma langue surtout se nouait d'une manière douloureuse comme si deux paroles distinctes se battaient pour son canal. &lt;br/&gt;On a parlé des embouteillages et c'était pas du tout ça que je voulais lui dire, j'étais obsédé par l’idée qu'elle allait disparaître et se rematérialiser en un avatar lointain et protégé de mes paroles. Je la voyais si légère que je vérifiais que ses pieds touchaient terre. Je la voyais si blanche que je la sentais se dissoudre dans l'humidité. Elle était là sur le canapé, elle buvait ce verre de champagne, à grelotter dans sa pauvre armure, il me semblait que nos paroles ricochaient sur les satellites avant de nous atteindre. J'avais tant rêvé cet instant, j'avais tellement envie de la prendre dans mes bras, de la mordre, et la lécher et la nouer dans tous les sens et lui enfoncer ma chair dans la sienne, mais entre nous, siégeait le deuil et la honte de notre communauté excise. &lt;br/&gt;Là, je la sentais souplement loin de moi, et benêt sur la rive, je lui criais que la glace était si mince qu'elle ne pourrait pas danser ce qu'elle ne faisait point d'ailleurs, en glissant ainsi transie. Et j'ai senti qu'il fallait à cet instant jeter une amarre désespérée pour sauver ce qui surnagerait de ces naufrages jumeaux. &lt;br/&gt;Je lui ai dit tu te souviens de cette partie d'échecs que tu as perdue, il y a si longtemps? même qu'on avait joué deux heures de nos vies, hé bien je veux bien les encaisser maintenant, mes deux heures, tes deux heures, enfin deux heures de toi, à moi. Pourquoi DEUX heures, hé parce que en une heure j'aurais pas eu le temps c'est quoi ces questions. &lt;br/&gt;Elle a fait mine d'hésiter un peu, et elle a dit d'accord. Alors oh bordel, là il fallut garder la tête froide ... c'était les mains que j'avais froides, et moites comme des estrasses. &lt;br/&gt;Et mes mains voltigeaient autour d'elle sans la toucher, elle s'était mise debout, les bras le long du corps, un peu cambrée du buste, comme pour pousser vers moi ses seins que je n'osais saisir, et dont le contact virtuel me brûlait au creux des paumes. J'ai saisi sa veste à plein poing, pour lui arracher comme on dépouille, mais le geste se coinça pour devenir une sorte d'étreinte mal foutue, où ne subsistait plus ni la tendresse ni la violence. C'est ainsi, en la maintenant collée à moi, que je pus farfouiller dans ses vêtements pour les lui ôter un à un non sans peine, tant elle était loin de ce que je faisais subir à son corps. Il me fallut m’agenouiller pour défaire ses chaussures, et quand elle soulevait les pieds, il me revenait cette angoisse qu'elle ne put s'envoler. &lt;br/&gt;Pourtant, quand je revins avec des cordes, elle était toujours là nue et souriante au milieu de la pièce, alors j'ai attaché ses deux poignets ensemble devant elle, et j'ai saisi les deux bouts, en les tournant plusieurs fois autour de ma main, comme pour tendre une laisse ou une bride. J'avais enfin l'impression de la tenir, quand je déhalais la guinde, les mains d'ange suivaient jointes. Je la saisis par la nuque pour la forcer à s'agenouiller, j'étais encore incapable de lui parler ou du moins de lui lancer les ordres adéquats. Elle était ainsi une telle icône de la douceur et de l'abandon, si délicatement offerte, et si réservée que je me sentais envahi d'un désir de la respecter comme une idole et de la foutre comme une putain à la fois, si bien que la seule pensée qui me vint quand après m’être débraguetté je la saisis par sa chevelure pour lui enfoncer ma bite dans la bouche était « prenez et mangez, car ceci est mon corps » et c'était à la fois un blasphème et un sacrement. &lt;br/&gt;C'était doux de l'avoir ainsi drapée autour de ma chair, dans cette caricature de passion et le cœur me bouillait de l'enchaîner encore, plus appropriée, plus ravie. Je nouais un foulard sur ses yeux, et elle fut aveugle, obéissant de ses lèvres quand ma bouche les violait ou quand mes mains tiraient sur les siennes. Elle gémissait à la manière du christ aux outrages quand une caresse ou un horion transperçait l'ouate mince de sa nature terrestre. Par ses poignets liés, je la tirai en arrière sur une table, et elle s'y répandit aisément, et, après avoir noué la corde au piétement de fer, son corps était étiré pour mon désir, aisselles tirées, côtes saillies, hanches creusées. Je pris soin de lier ses chevilles aux pieds de la table avec des courroies avant de me déshabiller, je sentais monter en moi une fièvre cannibale, en jouant autour de son corps ligoté de la légèreté du mien. &lt;br/&gt;Il y avait une bombe de crème chantilly qui traînait par là, et j'entrepris de dessiner sur sa poitrine et son ventre le gâteau d'anniversaire que j'avais rêvé tant de nuits, et tout dévorer sur elle, en elle, comme si je pouvais ainsi apaiser ma faim de son âme en bouffant son corps et la soif de son corps en léchant cette saleté sucrée dont je l'avais enduite. &lt;br/&gt;En relevant le mufle de sur un tel repas, on montre ses crocs au monde, et personne, fut-il puissant ou nombreux ou fort ne pourrait me disputer la chair dont je me repais. Je suis seul et complété, orphelin et parfait, mon féminin à la malfaisance maîtrisée par plein de liens se courbe pour réunir mon vit dans sa bouche et ma bouche dans son sexe, une géométrie de chair, l'incarnation d'un vecteur, génératrice de cette cabriole de moi vers moi qui donne sang à la creuse volute de mon existence. &lt;br/&gt;Je l'ai fait se relever et je lui ai lié les coudes ensemble derrière son dos si étroitement que ses bras étaient comme abolis et que ses seins jaillissaient durs et pointus vers moi. J'ai croisé et lié ses chevilles à sa nuque et ainsi repliée, j'ai écarté le trou de son cul pour l'enculer à longues poussées. Nous nous sommes mis à crier en phase et hurler avant de s'écrouler emmêlés, engourdis, étonnés l'un de l'autre. &lt;br/&gt;</description>
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